Financement des professions libérales et médicales

Les professions libérales sont des personnes exerçant leur activité "intellectuelle" de manière indépendante. Elles correspondent donc à des activités de services aux particuliers ou aux entreprises.

Ces professions sont particulièrement appréciées des banquiers car le taux de mortalité des entreprises est très faible dans ces secteurs et la rentabilité voire la forte rentabilité est au rendez vous et il est donc souvent plus aisé d'obtenir un crédit professionnel pour ce type de professions.


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Besoin d'un financement pour une activité libérale

huissierAprès des années de croissance soutenue, l'activité des huissiers de justice connaît un certain ralentissement. Ceci s'explique par plusieurs facteurs. Des professionnels juridiques appartenant à d'autres secteurs — notaires, avocats — interviennent de plus en plus sur des missions considérées en dehors du monopole des huissiers. Ceci contribue à accentuer la pression concurrentielle, d'autant plus que les tentatives de règlement de litiges à l'amiable prennent le pas sur les procédures contentieuses. D’autre part, la loi permet aux huissiers d'exercer des fonctions d'administrateurs d'immeubles, mais dans le contexte actuel, le secteur de l'immobilier connaît lui aussi un ralentissement très défavorable aux huissiers présents sur ce marché.

Financement notaire

Notaire est une profession libérale particulièrement appréciée des banques. En effet, son activité est reglementée et repose notamment sur les transactions immobilières. C'est un secteur d'activité qui ne connait pas la crise. De ce fait il est tout à fait envisageable de financer une personne qualifiée souhaitant ouvrir une étude

Financement dentisteLe secteur des soins dentaires évolue favorablement depuis quelques années. Les causes en sont structurelles. Tout d'abord, le vieillissement de la population dynamise à lui seul très fortement les besoins en soins. Les seniors représentent plus d'un tiers de la population. À cela s'ajoute l'impact de l'évolution des habitudes alimentaires, avec en particulier la consommation élevée de mets sucrés.

Les 36 102 chirurgiens-dentistes français ont ainsi facturé 8,525 milliards d'euros d'honoraires en 2010.

D'autre part, les dentistes se sont fortement diversifiés et pratiquent de plus en plus d'interventions qui ne sont pas prises en charge par l'Assurance maladie. Il s'agit en particulier de toutes les prestations esthétiques ou de la pose de certains implants. Dans ce segment les tarifs sont libres, et de ce fait plus rémunérateurs.

Les médecins généralistes bénéficient depuis plusieurs années d'une évolution favorable de leur activité. Différents facteurs peuvent expliquer ces résultats.
En premier lieu, le taux de mortalité en régression est une évolution structurelle qui dynamise le secteur de la santé. D'autant que les seniors, à eux seuls, représentent 60 % des dépenses totales de soins. À ce phénomène démographique s'ajoute également l'augmentation du taux de natalité.
La progression de l'hospitalisation à domicile est également favorable à la progression de l'activité des médecins qui peuvent ainsi ajouter conjuguer les actes effectués en milieu hospitalier avec ceux accomplis au domicile de leurs patients.
Malgré les efforts des pouvoirs publics pour la réduction des dépenses médicales, celles-ci ne cessent de progresser. Les patients doivent supporter une part de plus en plus importante des leurs dépenses.
Au final, seul le volume des départs à la retraite et la rigueur du numerus clausus limite la progression de l'activité. Ceci entraîne d'ailleurs la raréfaction de la profession médicale dans certaines régions peu attractives.

financement expert comptablePendant longtemps, le marché de l'expertise-comptable a été très dynamique. Depuis 2002, son évolution connaît un ralentissement significatif en raison de nombreux facteurs, parmi lesquels figure la concurrence des centres de gestions agréés. En 2010, le secteur a réalisé un chiffre d'affaires global de 8 milliards d'euros. Entre 2009 et 2010, la progression de ce chiffre a été inférieure à 2 points. En 2010, on dénombrait 19 000 cabinets d'expertise-comptable en France.

financement infirmiereL'activité des infirmiers libéraux est en progression continuelle. Ceci s'explique par de nombreux facteurs.
Tout d'abord, le vieillissement de la population favorise la progression de la demande de soins. De ce fait, les infirmiers vont disposer de plus d'opportunités de prestations, notamment pour le segment des pathologies des seniors.
La progression de l'hospitalisation à domicile multiplie le nombre de missions en faveur des professionnels libéraux, et notamment pour des pathologies lourdes. Ce facteur favorise également l'augmentation des honoraires des professionnels, car il concerne souvent des soins à forte valeur ajoutée.
En outre, le législateur a organisé en 2009 un transfert considérable d'actes en faveur des infirmiers. Les services des soins infirmiers à domicile contribuent également à soutenir la demande.
Au final, seuls le numerus clausus et le volume des départs à la retraite ralentissent le développement de l'activité des infirmiers libéraux.

financement pharmacieLa pharmacie est un secteur en croissance continuelle depuis des années. Le chiffre global du marché était de 35,624 milliards en 2009. Cette évolution favorable s'explique par des facteurs structurels : vieillissement de la population, dynamisme de l'industrie pharmaceutique, automédication, multiplication des actions de prévention et de dépistage.

Malgré ce contexte, la situation des officines est pénalisée par les pouvoirs publics. Ceux-ci essaient de réduire les déficits des dépenses de santé avec de nombreuses dispositions restrictives : baisse des tarifs, non remboursement de certains produits, instauration d'une franchise, taux de marge dégressifs, réduction des crédits fournisseurs avec des délais moins longs. Ces mesures limitent les marges pratiquées sur les médicaments remboursables, or ceux-ci constituent l'essentiel des ventes des officines. Ils représentent en moyenne 80% du résultat brut.