Financement de commerce

On constate que les commerçants indépendants sont de moins en moins nombreux alors que les réseaux de franchise envahissent les centre-villes français. Mais que ce soit en franchise ou non, les besoins de financement sont les mêmes. Dans la plupart des cas, il est nécessaire d'acquérir un fonds de commerce, un droit au bail ou un pas de porte et obtenir un crédit professionnel est donc primordial. A celà s'ajoutent bien entendu les aménagements intérieurs du magasin (peinture, électricité, plomberie,...), le mobilier et le matériel informatique.

Les investissements peuvent encore être plus lourds pour les commerces de bouche qui ont des obligations sanitaires et doivent investir dans du matériel professionnel tels que des fours, des chambres froides,...

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Besoin d'un financement commerce

Les chiffres d'affaires du secteur progressent uniquement du fait de l'augmentation des prix. On dénombrait 20 848 points de vente en 2010. Le résultat global en 2009 s'élevait à 4,437 milliards d'euros. Les commerces indépendants sont confrontés au développement des grandes surfaces. L'ouverture de celles-ci est facilitée par la loi de modernisation de l'économie qui leur permet de s'installer plus facilement en zone urbaine. De plus, la grande distribution étend son emprise avec l'incorporation de réseaux de petites et moyennes surfaces en centre-ville. Ceci explique les difficultés rencontrées par les indépendants qui peinent à faire face à une telle concurrence. Pour les indépendants isolés, le commerce d'alimentation générale est de ce fait, très risqué. Les défaillances qui s'élevaient à 319 en 2007 ont culminé à 421 en 2010. Le taux de survie après 5 ans est de 45%. Ces résultats traduisent la réalité du secteur où les indépendants n'arrivent pas à assurer des marges suffisantes en raison de la politique des grandes surfaces dont les moyens ne sont pas comparables, aussi bien en termes de logistique que de la variété de leur offre et des prix pratiqués. Contraints de se réorganiser les petits commerces passent des partenariats avec les centrales d'achat de façon à obtenir des conditions tarifaires concurrentielles. Il est d'ailleurs indéniable que le petit commerce est fortement apprécié des consommateurs du fait de sa proximité et de sa commodité. Toutefois, de nouvelles méthodes de vente attisent la concurrence et captent également un segment important de clientèle. En particulier, les grandes surfaces proposent toute leur offre sur Internet de manière très attractive.

Financement d'un commerce bioDans un environnement économique tendu, le marché des produits bio est très porteur. La demande ne cesse de croître du fait de l'attrait pour les produits naturels et l'impact d'un mode de vie plus sain. En 2009, le chiffre d'affaires global du secteur était de 3 milliards d'euros. On dénombrait en 2008, 1500 établissements de commerce de bio en France. Le secteur est d'autant plus favorable qu'il ne concerne pas uniquement l'alimentaire et les produits associés comme les compléments alimentaires ou les produits diététiques. De plus en plus le bio s'étend en effet à d'autres secteurs, comme les cosmétiques ou les vêtements. Pourtant malgré ce contexte favorable le secteur connaît des difficultés du fait de son manque d'organisation et d'une offre peu variée et limitée en volume de production. De plus, les professionnels doivent faire face à la concurrence des grandes surfaces. Très organisées, elles réalisent plus de 40% du chiffre d'affaires du secteur. Les réseaux de franchisés se développent de plus en plus, et constituent également des concurrents puissants face aux indépendants. Ces derniers sont donc contraints de se réorganiser en variant leur offre et en proposant des produits ou des services connexes.

Financement de boulangerie

La boulangerie reste un secteur dynamique. En effet le pain fait partie de l'alimentation de base des Français. De plus les boulangers ont su s'adapter au développement de la restauration rapide en proposant des sandwichs, salades, ...

L'emplacement de la boutique est un critère de réussite qu'il ne faut pas négliger quand on crée ou reprend un fonds de commerce de boulangerie. Avec l'expérience professionnelle de l'entrepreneur, Il aura un poids important sur l'obtention d'un financement.

Financement de commerce automobileLe commerce automobile est en proie à de sérieuses difficultés. Les ventes sont en forte baisse avec un chiffre d'affaires de 112,179 milliards en 2009. Pour la vente des véhicules neufs, des mesures gouvernementales comme le bonus écologique parviennent à soutenir principalement les petits modèles. Ce sont également des offres promotionnelles telles que la reprise des véhicules anciens qui maintiennent l'activité. Mais ces procédés réduisent les marges pratiquées. Quant au segment des véhicules d'occasion, il est en recul du fait de l'apparition de véhicules neufs de plus en plus économiques. À cela s'ajoute la concurrence des autres canaux de vente. Les constructeurs proposent leurs modèles directement aux entreprises pour leur parc professionnel. Les véhicules d'occasion se vendent directement entre particuliers. Enfin, un concessionnaire peut désormais représenter plusieurs marques. Le segment des véhicules neufs est particulièrement cyclique. Pour éviter des difficultés, les professionnels doivent avoir des activités connexes qui échappent à ces variations. Les professionnels sont donc contraints de se diversifier. Ils proposent en plus de la vente de véhicules, l'entretien et les réparations, ainsi que la vente d'accessoires. Nombreux sont ceux qui proposent la vente de carburant. Le service après-vente peut également faire la différence.

L'animalerie-graineterie bénéficie d'un contexte favorable. Plus de 50% des foyers accueillent des animaux domestiques. La demande est donc très soutenue aussi bien pour l'animalerie que pour l'alimentation et les produits connexes. Ainsi, malgré la situation économique tendue qui affecte les dépenses des ménages, ce secteur reste très porteur.

Le chiffre global du secteur toutes activités confondues s'élève à 6,119 milliards en 2009. Le secteur est victime d’une baisse de fréquentation qui depuis plusieurs années ne cesse de croître. Cette désaffection trouve plusieurs causes. Les marchés se tiennent très souvent à des horaires peu compatibles avec les contraintes des ménages. Les grandes surfaces et de façon plus générale les chaines de commerce au détail captent l'essentiel de la clientèle avec des offres très complètes, des prix attractifs et des horaires plus larges. L'essor et l’hégémonie de la grande distribution et des hard discounters sont une menace pour les marchés. Enfin, la période de crise réduit le budget des dépenses alimentaires des consommateurs.

Depuis plusieurs années le secteur de la boucherie est malmené. En 2010 l'Insee a dénombré 15 305 boucheries en France. Le chiffre d'affaires global du secteur est stationnaire. Selon l'Insee il s'élevait à 5,662 milliards d'euros en 2009. La difficulté du  contexte s'explique tout d'abord par la baisse de la consommation de viande. Mais c'est surtout la concurrence des grandes surfaces qui a provoqué la désaffection pour la boucherie. Celles-ci pratiquent une politique de prix que ne peuvent suivre les indépendants. Elles offrent également une variété de produits qui plaisent aux consommateurs. En troisième lieu la hausse constante du prix de la viande est aussi un facteur négatif. Il reste tout de même que les professionnels compétents attirent encore les consommateurs par leur proximité, la qualité de leur service et la convivialité de leur accueil. La baisse des ventes en volume est compensée par la hausse des prix de certains produits : les produits bios ou les produits présentant un label. Les acteurs se réorganisent pour faire face à la concurrence des grandes surfaces, et à l'évolution des modes de vie. Ils proposent de plus en plus des produits pratiques : des plats préparés par exemple.

Le chiffre d'affaires du secteur progresse légèrement et s'établissait à 2,473 milliards d'euros en 2009. Les indépendants sont concurrencés par les grandes surfaces qui réalisent l'essentiel de ces résultats avec environ 90% des ventes. L'environnement est donc difficile. Les grandes surfaces proposent une offre variée et adaptée aux goûts de la clientèle. Leurs produits sont issus d'une filière industrielle, mais celle-ci est de plus en plus convaincante. Elle insiste notamment sur l'information très détaillée et sur la qualité pour rassurer et attirer la clientèle traditionnelle des indépendants. Dans un contexte de crise avec des restrictions sur les budgets des ménages, les prix pratiqués par les grandes surfaces sont particulièrement attractifs. Les indépendants sont de ce fait, contraints d'innover afin de garder leur part de clientèle. Beaucoup proposent des produits connexes comme des plats cuisinés, ou de la restauration rapide. Cette activité proche de celle du traiteur est devenue indispensable pour faire face aux nouvelles exigences des consommateurs.

Les performances du secteur de la bijouterie sont contrastées. En moyenne on note un tassement des résultats en volume. Ceci correspond bien aux difficultés rencontrées dans la commercialisation des bijoux en or. En raison du contexte économique tendu, ces produits connaissent un fort ralentissement de leurs ventes. En revanche les produits fantaisie ou en argent remportent un succès considérable. Leur résultat dope les ventes de toute la filière. Le haut de gamme voit ses marges fléchir du fait de l'augmentation des prix des matières premières qu'il n'est pas possible de répercuter sur les produits. Profitant de l'engouement pour les produits moins chers, les chaines spécialisées se sont positionnées sur le segment de la bijouterie moyenne et bas de gamme. Correspondant aux attentes de la clientèle elles se développent de plus en plus. Grâce à des prix moyens attractifs, elles connaissent un succès tout à fait spectaculaire.

 

Le chiffre d'affaires du secteur progresse régulièrement. Il était de 4,098 milliards d'euros en 2009. Malgré cette progression, le secteur connaît des difficultés structurelles. Tout d'abord, la consommation de vin est en baisse continuelle depuis des années. À cela s'ajoutent les politiques publiques de lutte contre la consommation d'alcool. Enfin, l'évolution des modes de vie n'est pas non plus favorable à la consommation de vin à domicile. En 2010 se sont créés seulement 854 cavistes en France. Les cavistes indépendants doivent de plus faire face à la concurrence des grandes surfaces. Celles-ci réalisent la plus grande part des ventes de vin en France. Elles captent donc l'essentiel de la clientèle. Pour faire face à ce contexte délicat, les professionnels se sont organisés. Ils proposent des produits spécifiques ou des concepts nouveaux. Des réseaux de caviste sont apparus ce qui leur permet de réaliser des économies sur les achats et de proposer des services novateurs.