Fonds de commerce, droit au bail et pas-de-porte

Selon que l’entrepreneur cherche à financer la reprise d’un fonds de commerce, un droit au bail, ou un pas-de-porte, le crédit professionnel ne se souscrit pas dans les mêmes conditions.

Trois notions qui concernent la création d’une entreprise

Dans le cadre de la réalisation de son projet, un entrepreneur peut, selon les différents cas de figure, être amené à s’engager dans la reprise d’un fonds de commerce, dans le paiement d’un droit au bail, ou dans le versement d’un montant au titre de pas-de-porte. En principe, le rachat d’un fonds de commerce concerne un local exploité dont l’activité est la même que celle envisagée par l’entrepreneur.
Tandis que le rachat de droit au bail vise un bien immobilier dont l’activité commerciale est différente de celle souhaitée par le chef d’entreprise.
Quant au pas-de-porte, il s’apparente plutôt à un supplément de loyer ou à une indemnité.

Un choix qui a des conséquences sur la recherche de crédit professionnel

Alors que le pas-de-porte lie le bailleur du bien immobilier au futur entrepreneur, les deux autres transactions citées précédemment s’effectuent entre l’exploitant actuel du local et le futur chef d’entreprise. Quoi qu’il en soit, le choix que le dirigeant opère entre les trois types de transactions a des conséquences multiples dans la souscription d’un crédit professionnel en vue du financement du projet. C’est la raison pour laquelle l’entrepreneur devra étudier chaque possibilité et peser le pour et le contre de chaque solution.

Les points forts et points faibles de chaque type de transaction

L’intéressé doit donc garder à l’esprit que le fonds de commerce coûte en général plus cher. Ce qui constitue un risque financier plus important et implique d’avoir une assurance-crédit plus solide pour le crédit professionnel. Cependant, l’avantage de cette solution réside dans le fait qu’elle permet de récupérer une clientèle habituée aux produits ou services proposés par l’entreprise. Le droit au bail est certes moins coûteux, mais dans la majorité des cas il ne permet pas à la future entreprise de bénéficier d’une clientèle habituée. D’autant plus qu’il faudra éventuellement équiper ou aménager le local pour sa nouvelle activité. La même problématique se pose également pour le pas-de-porte, même si ce dernier est le moins cher des trois types de transaction.